Acidité gastrique, surpoids, dépression… traitez le foie !

 

 

 

La production excessive d’acidité gastrique, mais surtout le fait qu’elle remonte dans l’œsophage, fait partie d’un grand processus de dérégulation globale de l’estomac, du foie, et des intestins, qui commence à être beaucoup mieux connu grâce à la micro nutrition et la nouvelle biologie. Ces découvertes récentes rejoignent celles de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

 

 

 

Le facteur stress est quasiment toujours impliqué dans ce processus. Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’estomac n’est pas le problème de fond, du moins, pas le seul.

 

 

 

A l’origine : du stress, une mauvaise alimentation (ou hygiène dentaire), et souvent du surpoids voire un syndrome métabolique (hypertension, cholestérol, surpoids et pré diabète). On retrouve aussi des antibiothérapies multiples qui détériorent l’équilibre de la flore bactérienne ou une prise d’IPP (inhibiteurs de la pompe à protons, donné pour réduire la production d’acidité de l’estomac) qui, paradoxalement, peut empirer le problème.

 

 

 

Ici les IPP n’auront aucun effet sur le REFLUX, donc sur la cause du problème ! De plus ils perturbent très fortement l’équilibre du microbiote alors même qu’une prolifération de bactéries non souhaitée est à l’origine de ce reflux.

 

 

 

Comment ça marche ?

 

 

 

Une sensation de brulure dans le bas œsophage ou la gorge ne témoigne pas en premier lieu d’un problème gastrique (rappelons que l’estomac est fait pour produire et contenir de l’acide) mais simplement de la présence d’un REFLUX, dont l’origine est… microbienne.

 

 

 

La prolifération de bactéries qui fermentent les sucres dans le tube digestif produit des gaz et des remontées d’air, des troubles de fermetures des « clapets » entre œsophage, estomac et intestin grêle, et un trouble du péristaltisme (mouvement musculaire du tube digestif).

 

 

 

Le stress, lui, par voie neuro- hormonale, va tout simplement aggraver ce processus en perturbant « le feu digestif », et le péristaltisme. Le système digestif est comme inhibé, et la production d’acide chloridrique sera finalement limitée, laissant des résidus dans l’intestin grêle qui fermenteront.

 

 

 

Notons que le plus souvent les troubles de l’acidité (sanguine, cellulaire ou digestive) commencent en fait avec un manque de production d’acide chloridrique gastrique, témoignant d’une fatigue générale, organique, psychologique et métabolique.

 

 

 

Le feu digestif et les capacités d’adaptation au stress sont alors altérés.

 

 

 

Ce qui empêche justement de détruire ou réguler la présence de bactéries pathogènes ou de correctement digérer des aliments. Lorsque l’on combine à cela des excès alimentaires (en particulier des glucides), on aboutit à une dysbiose intestinale, éventuellement un syndrome métabolique. Le surpoids, l’excès de consommation de glucides et l’augmentation de la pression abdominale sont évidemment des facteurs aggravant les reflux, donc l’acidité ressentie.

 

 

 

 

 

 

 

Note pour les praticiens MTC et acuponcteurs : la stagnation du Qi du foie est très fréquente, mais aussi de grand vide en arrière-plan, qu’il conviendra de faire remonter petit à petit en parallèle de changements alimentaires progressifs aidés par des modulants hépatiques*, des apports vitaminiques naturels et des pré- ou probiotiques.

 

 

 

 

 

 

 

La prolifération microbienne dans la grêle (SIBO), dans le colon ou dans la bouche, et les dysfonctionnements du foie ou de la vésicule biliaire sont les causes les plus fréquemment associées à ces troubles de l’acidité. Ces dérèglements ne sont en fait qu’un seul et même mécanisme. A long terme, sans modification alimentaire et travail de fond sur les organes, il y aura un effet de dépression immunitaire du fait de l’inflammation intestinale et du tissu graisseux : laissant passer virus (CMV, herpès…)  bactéries, et anti gènes alimentaires !

 

Ces fermentations microbiotales entrainent la production d’un excès d’acides gras et de deux complications inter-dépendantes :

 

  • La stéatose hépatique (graisse dans le foie), voire une NASH (stéatose aggravée)
  • L’augmentation et inflammation de la graisse abdominale > baisse de l’immunité

 

 

 

La stéatose hépatique, très répandue de nos jours (1/3 à 1/5 de la population !) à cause des excès alimentaires glucidiques en particulier, est responsable de la production de médiateurs inflammatoires, de malabsorption des sucres avec production massive d’acides gras dans l’intestin, excès de cholestérol, résistance à l’insuline.

 

 

 

 

 

 

 

Quelle en est la conséquence sur le microbiote ?

 

 

 

Dans ce cas de dysbiose intestinale aggravée, il y a généralement APPAUVRISSEMENT du microbiote produisant alors peu d’hydrogene et peu de methyl acetate, mais dégradant beaucoup de fructosides fermentescibles (issus des féculents en particulier, mais aussi des fruits ou des produits sucrés) avec production de butyrate et d’acétates(le nom scientifique du « vinaigre ») de l’acide à l’état pur qui ne devrait plus se trouver à ce niveau du tube digestif.

Le cycle entero-hépatique explique en partie comment microbiote et santé du foie vont de pair.

 

Nous avons là, le réel problème de l’acidose : le dérèglement du foie et de la bile qui ne régule plus assez l’acidité en provenance de l’estomac et devient toxique, très irritante pour la paroi intestinale.

 

 

 

 

 

 

 

Le traitement de fond : La médecine traditionnelle chinoise ancestrale tombe alors d’accord avec la nouvelle biologie de la micro- nutrition, sur la priorité de traiter le foie et la vésicule biliaire !

 

 

 

 

 

 

 

*Mais nous verrons ce traitement diététique, micro- nutritionnel et énergétique dans un prochain article.

 

 

 

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